Été
Bercée entre les rivières et les collines

Les groupes d'entraide et de citoyens

par Maude-Emmanuelle Lambert
2016

 

Au fil de son histoire, la Municipalité de Pontiac a vu plusieurs groupes de citoyens fleurir sur son territoire. Engagés dans l’amélioration des infrastructures, de l’offre en matière de loisirs et d’activités sportives pour les jeunes, ou tout simplement dans le mieux-être de leurs concitoyens, ces groupes contribuent de manière importante au développement de notre municipalité.


La maison de la famille de Quyon

Fondée en 1995 à l’initiative d’un groupe de citoyennes et du CLSC de Quyon, la Maison de la famille offre un lieu de rencontre, d’échanges et des activités éducatives pour petits et grands[1]. Au printemps 1995, la Maison de la famille emménage dans l’ancien couvent des sœurs de Sainte-Marie sur la rue John. L’organisme propose déjà un programme de cuisine collective, l’échange de vêtements, des ateliers de jeux pour les enfants d’âge préscolaire et des soirées pour les adolescents (12 à 18 ans)[2]. L’année suivante, la première directrice salariée Andrée Gaudet est engagée[3]. Plusieurs autres programmes sont mis en œuvre dont le « Club des devoirs » (aide aux devoirs) pour les enfants de 6 à 12 ans, le projet « Jeune d’action » pour les enfants de 9 à 12 ans (prévention de la toxicomanie et le développement d’habiletés sociales) et les Soirées des femmes (activités et support)[4].

Depuis 2002, la Maison de la famille de Quyon est située dans ses locaux de la rue Clarendon qui abritent également un comptoir vestimentaire. Elle offre différentes formations et activités de prévention : cours de gardiennage, formation RCR, programme « Y a personne de parfait » (YAPP), atelier bébé-maman, cuisine collective, « Ateliers les petits arc-en-ciel » et « Les petites sauterelles » pour les enfants d’âge préscolaire. En plus de ses activités pour les parents et les enfants, des cafés rencontres pour les personnes âgées sont également organisés depuis les années 2010. Ces « Rendez-vous », et plus tard « Meet and Greet », sont l’occasion pour celles-ci d’échanger, de socialiser et de briser l’isolement[5]. En 2014, la Maison de la famille de Quyon s’est méritée le prix Coup de cœur de l’organisme Centraide Outaouais[6]. Une vidéo, réalisée au printemps 2015, présente les différentes activités de l’organisation, les témoignages des employés et des participants[7].

Directrices : Andrée Gaudet, Diane Lemire, Christine Poirier, Brigitte Deziel, Nancy Provost, Catherine Beaudet (actuelle).

 

Saint-Vincent-de-Paul (comptoir Luskville)

Situé au presbytère de Luskville, cet organisme propose un comptoir vestimentaire, en plus d’amasser et de distribuer des paniers de Noël. À l’occasion des fêtes, les dons reçus servent à faire l’achat de produits frais et de cadeaux pour les enfants.

 

Centre Kogaluk

Fondé par le père Jean-Louis Morin, le centre Kogaluk a pour mission d’offrir un logement social avec soutien aux personnes ou familles sans-abris aux prises avec des problèmes de santé mentale, d’alcoolisme, de toxicomanie et de désorganisation sociale. Sur place, la directrice générale est appuyée par une intervenante pour le service aux résidents et une intervenante psychosociale. Le centre offre différents services dont l’accompagnement aux rendez-vous, le transport hebdomadaire, le soutien à la désintoxication, le plan d’intervention, l’aide pour le retour à l’école ou sur le marché du travail, etc.[8]

 

Cercle socio-culturel de Luskville

Anciennement le Cercle socio-culturel Saint-Dominique Inc. (immatriculé en 1998, mais actif au moins depuis le début des années 1980[9]), cet organisme à but non lucratif organise différentes activités pour la communauté dont un bazar annuel (vente d’artisanat) qui se tient un peu avant Noël au Centre communautaire de Luskville[10].  En 1999, le Centre a également publié, sous la plume de Michel Pourbaix, une histoire paroissiale (L’histoire d’une communauté chrétienne), afin de célébrer le 100e anniversaire de la fondation de la paroisse de Saint-Dominique (1896).

 

Club optimiste de Luskville

Fondé le 7 mars 1976, ce club de citoyens de Luskville fait partie du District Ouest du Québec. Comme les autres clubs optimistes disséminés à travers le Canada, il a pour objectif de « créer un avenir radieux en inspirant le meilleur chez les jeunes, dans leur collectivité, et en eux-mêmes »[11].

Le Club de Luskville est à l’origine de l’organisation de plusieurs activités afin de favoriser la vie communautaire tel que des bingos, des soupers familiaux, des tournois de hockey ou de balle molle. Dans les années 1980, chaque 4e dimanche du mois, des déjeuners se tiennent au Club de Luskville ou au Centre communautaire. Pendant quelques années, l’organisme diffuse un bulletin d’information, l’Opti-Lusk. Celui-ci rend compte des différentes activités sociales et communautaires qui se tiennent dans la municipalité d’Eardley et des événements à venir. Le club organise des activités et soirées dansantes pour son « club octogone2 (son comité jeunesse), en plus de faire de la sensibilisation à la consommation des drogues et de l’alcool.

Traditionnellement, les membres optimistes sont par définition des hommes et leurs épouses sont appelés les « étincelles ». Aujourd’hui, en 2015, on retrouve tant des hommes que des femmes engagées au sein de l’organisation à l’échelle locale, provinciale et nationale. Le club de Luskville a vraisemblablement été dissous à la fin des années 1990.

Liste non exhaustive des présidents : Pierre-Yvon Alary (1976-77), Gilles Lavigne (1977-78), Robert Glazer (1978-79), Yves Crégheur (1979-1980), Jean-Pierre Gendron (1980-81), Bruno Alary (1981-82), Yvon Fauvelle (1982-83), Renaud Amyotte (1983-84), Jean Farant (1984-85), Roger Belley (1985-86), Yves Séguin (1986-87), Michel Richard (1987-88).[12]

 

Groupe Action Jeunesse

L’objectif de ce groupe, actif depuis les années 2000, est de « planifier et organiser des activités de loisirs, culturelles et sportives pour la communauté, particulièrement pour les jeunes. Favoriser le développement de nouvelles activités qui correspondront aux besoins et aspirations des jeunes de la communauté et de la population en général. Favoriser le développement de compétences sociales chez les jeunes de la communauté. Regrouper les résidents de la communauté intéressés par les services et activités offertes à la population de Luskville »[13].

Le Groupe Action Jeunesse Luskville a repris le flambeau de l’organisation du carnaval d’hiver. Il organise également un camp de jour pendant la semaine de relâche et a tenu pendant plusieurs années un camp de jour d’été, en partenariat avec la Municipalité de Pontiac. Il offre également des cours (tir à l’arc) et des activités sportives pour les jeunes de niveau scolaire pendant les sessions d’automne et d’hiver. Le conseil d’administration est composé de Lise Cyr, Diane Daigle, Sharon Hobbs, Marc-André Maurier, Éric Renaud, Mélanie Touchette et Sophie Voisin.

 

Quyon C Kidz Can

Mis sur pied en 2007 par Shawn Findlay, Donna Hickey, Elizabeth Kluke et Paul Desjardins, ce groupe organise différentes activités pour les enfants et les adolescents. Il propose régulièrement des projections de films à la salle Bert Kennedy (Women’s Institute), des soirées dansantes pour les adolescents et assure l’animation lors de différentes fêtes, dont la fête du Canada. Il organise aussi à l’occasion des sorties de groupe (glissades d’eau à Calypso) et un concert de type « Junkyard symphony ») pour les enfants. En guise de financement, l’organisme tient des soupers et des soirées de standup, comme en 2012, à la salle communautaire du Club Lions. Son objectif au long terme est de mettre sur pied un centre, voire une maison des jeunes, où les adolescents pourront se rencontrer[14].

 

Les groupes d’âge d’or

La municipalité compte deux groupes d’âge d’or, actifs depuis plusieurs décennies, soit les Blés d’Or de Luskville et le Quyon Senior Citizen Club. Ces derniers tiennent des parties de cartes et des tournois de bingo respectivement au centre communautaire de Luskville et à la salle Bert Kennedy de Quyon. Le groupe de Quyon offre à l’occasion des soupers communautaires et celui de Luskville tient à chaque année un repas de Noël.

 


[1] Sylvia Bakker, « Quyon Library will move », The Equity, 13 décembre 1995.

[2] Sylvia Bakker, « Quyon residents hooked on family centre », The Equity, 27 septembre 1995.

[3] « Family house hires coordinator », The Equity, 18 septembre 1996.

[4] « Don de la Caisse populaire à la Maison de la famille », Journal du Pontiac, 7 mai 1997.

[5] Danielle Sachs, The Equity, 5 mai 2011; Louise St. Laurent, « First Rendezvous for Maison Quyon », Le journal du Pontiac, 18 mai 2011; Julielee Stitt, « Early Christmas with family », The Equity, 19 décembre 2012.

[6] « Coup de coeur 2014 : La maison de la famille de Quyon », blog de Centraide Outaouais, 24 septembre 2014.

[7] La Maison de la famille de Quyon, sur viméo.

[8] Pour davantage d’informations visiter le site de Kogaluk.

[9] On retrouve une mention d’une réunion annuelle du Cercle socio-culturel Saint-Dominique et l’élection de différents membres du comité d’administration dans la chronique hebdomadaire « Luskville Leader » de l’Equity, 2 Juillet 1980.

[10] Cercle socio-culturel Saint-Dominique Inc.

[11] Voir le site Web de Optimist International.

[12] Opti-Lusk, bulletin d’information conservé à Bibliothèque et Archives Canada

[13] Pour en apprendre davantage visitez le site de Groupe action jeunesse.

[14] Kate Aley, « A little something for the kids », Journal du Pontiac, 11 février 2009; Adrienne Taylor, « C Kidz Kan host an Absolute Comedy night in Quyon », The Equity, 3 mars 2012.