Été
Bercée entre les rivières et les collines

Histoire de la Municipalité de Pontiac

par Maude-Emmanuelle Lambert
2016

 

Introduction

Située sur la rive nord de la rivière des Outaouais, le territoire de la Municipalité de Pontiac s’étend des limites ouest de la grande Ville de Gatineau (secteur Aylmer) jusqu’aux frontières est de la Municipalité de Bristol. Elle possède une superficie de 448,31 km² et compte en 2011,
5 681 habitants.

La Municipalité de Pontiac proprement dite est créée en 1975 par la fusion des cantons d’Onslow et d’Eardley qui comprennent les villages de Eardley (1855) Quyon (1875), Onslow-Sud (1876) et Onslow-Nord (1878). Ces cantons abritent également des hameaux (non incorporés), soit Breckenridge, Heyworth, Beechgrove, Mohr Corners, Muldoon, Onslow Corners, Wyman (anciennement Billerica) et Steele. L’origine du nom Pontiac provient probablement du Comté de Pontiac (désigné en 1853) ou encore d’un des premiers centres d’activités économiques et de peuplement qui s’est développé au XIXᵉ siècle, le Pontiac Village (parfois appelé Pontiacville), situé à l’extrémité ouest du canton d’Onslow.

Toutefois, l’occupation humaine du territoire est beaucoup plus ancienne que la création des cantons, villages et hameaux. Elle remonte en fait à plusieurs milliers d’années.

 

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Pontiacville (ou le village de Pontiac), 1855 par William Augustus Austin (1829–1896). À l’avant-plan, on voit le chantier et le glissoir de Ruggles Wright à la baie Pontiac. Source : Bibliothèque et Archives du Canada, 1983-46-7


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Le Ann Sisson devant le village de Pontiac en 1869 lors de la visite royale du Prince Arthur, Duc de Connaugh. Source : Bibliothèque et Archives Canada


Occupation autochtone

L’espace qui correspond aujourd’hui à la Municipalité de Pontiac fait partie du territoire historique des Anishinabegs (les Algonquins) qui s’étendait tout le long de la rivière des Outaouais jusqu’à la hauteur de Deep River. Des fouilles archéologiques réalisées notamment à l’île aux Allumettes, ainsi que dans le secteur de Quyon, de Luskville et à la hauteur de Fitzroy Harbour suggèrent une occupation autochtone du territoire qui remonterait à 6 000 ans.

Les archéologues désignent les premiers habitants du territoire de Pontiac sous le nom d’Archaïques laurentiens. Ces derniers occupent plusieurs sites de la rivière des Outaouais entre 4 000 et 2 000 avant J.-C. et sont au cœur d’un vaste réseau d’échanges à l’échelle du Nord-Est américain. Vivant surtout de la pêche, ces autochtones résident de manière semi-permanente sur certains sites qui comprennent des cimetières. Vers 500 après-J.-C., la culture des groupes Pointe-Péninsule est présente sur le territoire de l’Outaouais. Ces groupes sont organisés autour de la chasse et fabriquent des outils de pierre taillée. Selon les archéologues et les vestiges retrouvés, l’évolution de ces groupes conduit à la formation de bandes algonquines vers 1000 après J.-C[1]. Dans leur langue, les Algonquins se nomment Anishinabeg, ce qui veut dire « être humain », et plus spécifiquement « vrais hommes ». Le nom d’Algonquin (ou Algoumequin) leur est attribué par Samuel de Champlain[2].

À l’arrivée des Européens, les Algonquins contrôlent la rivière des Outaouais, qu’ils appellent la Kitchisippi (ce qui signifie grande rivière), l’une des plus importantes voies commerciales d’Amérique du Nord. Ils servent d’intermédiaires entre les différents pôles économiques et contrôlent le commerce [3]. Les témoignages des premiers explorateurs et voyageurs d'origine européenne confirment, qu'au début du XIXe siècle, des groupes authochtones campent à proximité des rapides des Chats (secteur Quyon). Ils y sont présents au moins jusque dans les années 1820[4].

Toutefois, vers 1650, décimés par la guerre avec les Iroquois et les maladies, les Algonquins perdent le contrôle commercial de la rivière. Les Outaouais (appelés aussi Ottawas), qui appartiennent à la même famille linguistique et qui habitent le nord du lac Huron, deviennent les principaux intermédiaires dans le commerce des fourrures entre les Français et les autres groupes autochtones plus à l’Ouest[5]. Selon La relation des Jésuites de 1667 : « Les Outaouais prétendent que la grande rivière leur appartient, et qu'aucune nation n'y peut naviguer, sans leur consentement ». Cette appropriation se retrouve sur les cartes dès 1680 (Bernou), alors que la Grande Rivière des Algonquins devient la rivière des Outaouais[6].

Vers 1670, les Outaouais perdent à leur tour ce rôle d’intermédiaires, alors que les coureurs des bois d’origine européenne remontent la rivière pour aller chercher les fourrures. Malgré leur rôle éphémère, ils laissent leur nom à la rivière, à la région et même à la future capitale du pays (Ottawa). Il en est de même du plus célèbre de leur chef, Pontiac, né entre 1712 et 1725 et qui a été assassiné le 20 avril 1769. S’il a laissé son nom à la Municipalité, tout comme à la circonscription électorale dont elle fait partie, il y a peu de chance qu’il soit un jour passé par ici. Célèbre chef de guerre des Outaouais du Détroit, il est à la tête d’une révolte à l’endroit des Anglais lors de la guerre de la Conquête[7].


Canots de la Compagnie de la Baie d'Hudson aux rapides des Chats, par Philip John Bainbrigge. Source : Bibliothèque et Archives Canada, 1983-47-18.


Exploration et occupation du territoire par les Européens

L’aventurier et interprète Étienne Brûlé est le premier Européen à avoir parcouru le cours supérieur de la rivière des Outaouais. Toutefois, le premier à avoir consigné par écrit ses impressions du territoire est l’explorateur Samuel de Champlain. En 1613, ce dernier effectue un premier voyage sur la rivière des Outaouais qui le mène jusqu’à l’île aux Allumettes.

À la suite de Champlain, d’autres voyageurs vont parcourir la rivière de l’Outaouais et rapporter par écrit leurs impressions. Parmi ceux-ci, on peut mentionner le jésuite Claude Allouez (1656), l’explorateur et commerçant de fourrures Nicolas Perrot (1670), le Chevalier de Troyes (1686), le grand-voyer Jean-Eustache Lanouillier de Boisclerc (1734), les marchands de fourrure Henry Alexander (1761), Alexander MacKenzie (1789), Daniel-William Harmon (1800) et Nicolas Garry (1821), ainsi que le géologue William Logan (1845) et le voyageur John G. Bigsby (1850).

À partir de la fin du XVIIe siècle, quelques postes de traite tels que ceux du Fort Coulonge, du lac aux Allumettes, de la rivière Dumoine, des Rapides-des-Joachims et de Mattawa ponctuent la rivière des Outaouais jusqu’au fort Témiscamingue. Toutefois, ce n’est qu’à la fin du XVIIIᵉ qu’un premier colon tente de s’établir sur les rives de son cours supérieur. En 1786, Joseph Mondion et son épouse Marguerite Charlebois, s’installent à l’endroit qu’on appelle aujourd’hui la Pointe Indienne. Ensemble, ils bâtissent une maison de bois pour eux et leurs jeunes enfants, élèvent quelques animaux, cultivent le sol et vendent leurs produits aux voyageurs. Cependant, en 1799, Mondion est très endetté et décide de quitter sa ferme avec sa famille. Sa propriété est reprise par la Compagnie XY en 1800. Elle passe ensuite aux mains de la Compagnie du Nord-Ouest en 1804, puis de la Baie d’Hudson en 1821 lors de la fusion des deux compagnies. Ces compagnies y tiennent un petit poste de traite qui ferme ses portes en 1837.

En 1800, Philemon Wright, un Américain de la ville de Woburn au Massachusetts, s’installe au portage de la Chaudière en compagnie de quatre familles apparentées à la sienne. Au cours des années qui suivent, il ouvre de nombreux chantiers sur différentes rivières de la région, où il entreprend l’exploitation des forêts de pins blancs et de pins rouges. Très recherchés, ces arbres servent notamment à fabriquer les mâts des navires de la flotte britannique. Dans le canton d’Onslow, nouvellement ouvert à la colonisation, Wright se fait concéder 12 000 acres de terres dans les six premières concessions et établit, en 1814, un chantier à la baie Pontiac (au sud-ouest de Quyon). À la faveur de la construction d’un chemin de traverses de bois à traction chevaline et du percement d’un canal, celui-ci deviendra bientôt un village (tantôt identifié sur les cartes sous les noms de Wright shanties, Pontiac village et même Pontiacville).

Plusieurs familles alliées, venues à la suite de Wright dans la région, se voient concéder des lots dans les cantons d’Onslow et d’Eardley, ouverts respectivement en 1805 et 1806. Philemon Wright vient d’ailleurs terminer ses jours dans le canton d’Onslow, où il décède en 1839. En parcourant ses archives, on constate qu’il portait beaucoup d’attention à ses propriétés situées à Onslow, autant à celles qui comprenaient des activités de coupe de bois qu’à celles axées sur l’exploitation agricole.

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Official plan of the Township of Onslow, County of Pontiac, August 29th par JP Mullarkey (Departement of Crown Lands Québec).


Par son entremise, son neveu Joseph Wyman jr, arrivé aussi de Woburn vers 1835, s’installe sur les lots 3 et 4 de la 4e concession à l’extrémité ouest du canton d’Onslow. Rapidement, d’autres familles apparentées (les Edey) se joignent à l’aventure de cet établissement isolé. Les terres défrichées et les maisons de bois nouvellement construites forment un hameau (de part et d’autre de la 4e concession) que Wyman appelle Woburn. L’endroit porte ensuite le nom de Billerica, puis est changé au début du XXᵉ siècle pour Wyman (le nom Wyman n’est cependant accepté par la Commission de géographie du Québec qu’en 1956)[8]. Vers 1840, légèrement plus à l’est, toujours dans le canton d’Onslow, John Christian Mohr, un immigrant suédois, obtient plusieurs acres de terre à l’endroit qu’on désigne aujourd’hui par l’appellation Beechgrove. Rapidement, une petite communauté agricole prospère s’y développe et un moulin y est même construit. Construite en 1846, la maison J. C. Mohr est probablement la plus ancienne construction de pierre encore debout de la Municipalité de Pontiac [9]. Une île sur la rivière des Outaouais, à la hauteur de Beechgrove, porte d’ailleurs le nom de la famille Mohr. Un « boom » y sera en activité pendant plusieurs décennies au XXᵉ siècle.

Dans les années 1820 et 1830, le chantier des Wright à la baie Pontiac prend de l’expansion et plusieurs installations, comme des glissoirs et des scieries, viennent s’y greffer. Un petit village se développe et est tantôt identifié sur les cartes sous les noms de Wright shanties, Pontiac Village (Village Pontiac) et même Pontiacville. John Egan, premier député du comté de Pontiac, y implante en 1840 une scierie qui était possiblement la plus importante installation du genre le long de l’Outaouais. Quelques années plus tard, en 1846, il construit une seconde scierie sur la rivière Quyon, au coeur du village du même nom, à l’emplacement actuel du moulin Dowd sur la rue Egan, racheté par la Municipalité de Pontiac, il y a quelques années[10]. Autour de celle-ci, plusieurs familles s’installent et le petit village de Quyon se dessine.

La création du canton d’Eardley remonte à 1806, un an seulement après celui d’Onslow. Plus proche de Hull, on pourrait penser qu’un noyau villageois s’y constitue plus rapidement. Or, jamais, un village de l’importance commerciale et démographique de celui de Quyon ne va s’y développer. L’effet d’être entre deux pôles (Aylmer-Pontiac), semble avoir eu pour conséquence que les colons vont s’établir beaucoup plus tard au canton d’Eardley. Une première route est tracée en 1817 et le canton se peuple lentement d’Irlandais et de Canadiens-français, surtout à la faveur de la fin du chantier du canal Rideau.

Les Merriefield sont probablement les tous premiers colons d’Eardley, suivis de Daniel Sinclair en 1831 et de Joseph Lusk et son épouse Esther Balmer (des Irlandais protestants) en 1832. En 1855, le village d’Eardley (Luskville) est érigé en corporation municipale. Luskville est d’ailleurs l’endroit où le plus grand nombre de Canadiens français font souche [11]. Peu de temps après l’incorporation, la douzaine de familles catholiques qui y habitent demandent à Mgr Guigues la permission de construire une chapelle. Elle est érigée à côté du vieux cimetière sur la rue du Village à Luskville et bénie en 1862. En 1884, débute la construction de l’église Saint-Dominique dont les pierres proviennent de l’escarpement Eardley. La paroisse Saint-Dominique de Luskville est pour sa part érigée en 1896[12].

Onslow, érigée en municipalité depuis 1855, voit sa population croître rapidement. En 1875, Quyon est détachée d’Onslow et devient une municipalité de village distincte. L’année suivante, c’est au tour d’Onslow de se diviser en deux (à la 7e concession), par la création d’Onslow-sud (1876), puis Onslow-nord (1878).

 

Les balbutiements de vie politique

La première réunion d’un conseil municipal dans le canton d’Onslow se tient le 25 juillet 1855 dans l’école du village de Quyon. Le premier conseil est formé des conseillers Adam Lindsay, John Behan (maire), William Lough, Maurice O’Reilly, Robert Wilson, Jason Murdock et Benjamin Mohr. Lors de cette réunion, le conseil attribue à différents citoyens la responsabilité de l’entretien des chemins.

La première réunion du nouveau conseil d’Onslow-sud, le 28 février 1878, se tient à « l’hôtel de ville » du village de Quyon. Les membres du conseil sont Hugh Mulligan (maire), Charles Cone, Thomas Moor, Joseph Wyman, William Craig, Ephraim Mohr et Edward O’Reilly.

Le conseil d’Onslow-nord tient pour sa part ses réunions dans un petit édifice construit en 1855 (qui sert, lui aussi, d’école) situé près de O’Donnell Corners. Un nouvel édifice est construit en 1962 et sert jusqu’à la création de la Municipalité de Pontiac en 1975.

La construction de l’édifice qui sert actuellement d’hôtel de ville de la municipalité est pour sa part réalisée en 1877 et accueille à ses débuts, les réunions du conseil municipal d’Eardley. Il s’agit d’un des plus anciens hôtels de ville de la région toujours utilisés. Il a été sauvé de la démolition dans les années 1960, grâce à l’intervention de la famille Lusk.

 

Brève histoire des municipalités de Quyon, Onslow-sud, Onslow-Nord et Eardley

De 1860 à 1901, la population des municipalités de Quyon et Onslow-sud continue de croître, quoique bien modestement. Aux 480 habitants en 1860 de Quyon, se joignent 200 autres personnes. Même chose pour Onslow-sud qui passe de 720 personnes à 980. Onlsow-nord, la municpalité la plus populeuse en 1860, avec 774 habitants, ainsi qu’en 1881 avec 972 résidents, connaît un fléchissement déjà apparent en 1901 avec 820 personnes. La qualité des terres pas toujours extraordinaires explique peut-être ce dépeuplement, encore visible aujourd’hui.

Néanmoins, les différents secteurs de la future Municipalité de Pontiac connaissent un développement sans précédent, notamment grâce à l’arrivée d’une ligne ferroviaire (Pontiac Pacific Railway) permettant aux agriculteurs et éleveurs d’acheminer rapidement (et à moindre coût) leurs produits vers la ville. La rareté des terres dans les cantons de Fitzroy et Torbolton en Ontario et leur disponibilité à Pontiac vont conduire de nombreuses familles à tout naturellement traverser et s’installer de l’autre côté de la rivière. Lorsqu’on s’attarde à la toponymie de ces cantons (noms de rues, chemins, etc.), on retrouve d’ailleurs plusieurs noms qui sont aussi familiers de ce côté-ci de l’Outaouais. Cela a pour conséquence, qu’à l’orée des années 1890, toutes les terres  agricoles de Quyon et d’Onslow auront été distribuées[13].

Dans les années 1900-10 à Onslow et Quyon, on trouve notamment trois églises, 13 magasins, trois hôtels, un moulin à scie, un moulin à avoine, une entreprise de ceintures, une autre de portes, un imprimeur et les bureaux d’un journal local (probablement le Quyon Advance publié entre 1870 et 1913) [14]. À la même époque, on retrouve à North Onslow trois églises, deux magasins généraux, un hôtel et un moulin à scie. Billerica (Wyman) est doté de deux églises et d’un bureau de poste. Beechgrove, Luskville et Breckendridge possèdent également un bureau de poste.

Plusieurs bateaux sont, à l’instar du G.B. Greene, construits à Quyon. Mis en service en 1896, détruit par un incendie en 1916 et reconstruit en 1917, ce bateau qui a longtemps servi au tourisme sur la rivière marque encore l’imaginaire de la localité. Il finira ses jours au « boom » de l’Ottawa Improvement Co. Cette compagnie, spécialisé dans le remorquage des billes sur la rivière, a employé plusieurs centaine d’hommes de la municipalité et ferme ses portes à la fin des années 1940, début 1950.

Le hameau de Steele connaît un développement sans précédent à la suite de la découverte d’un gisement de molybdénite en 1915 par Archie MacLean, Ab Payne et Everett Steele (plus tard maire d’Onslow-nord de 1962-69). Cette découverte tombe à point, car le molybdène (moss) est utilisé afin de durcir l’acier dans la fabrication des armes à feu. Ainsi, pendant la Première Guerre mondiale, North Onslow devient le plus grand producteur de molybdène au monde. La mine, située sur la 7e concession, est appelée néanmoins Quyon Moss Mine). Durant ses meilleures années, elle fournit de l’emploi à 120  personnes et durant la Deuxième Guerre mondiale, elle en emploie 60. Elle ferme toutefois ses portes en 1944. L’ouverture d’une mine à Bristol (Hilton Mines) en 1956 crée de nouveaux emplois pour 300 hommes, dont plusieurs de Quyon et Onslow.

En 1946, la municipalité de Quyon est enfin libre d’une dette qu’elle avait dû consolider en 1931. Elle l’avait contractée en construisant des trottoirs en 1913 et par deux emprunts faits en 1931. Dans les années 1930 et 1940, elle a fait construire trois ponts permanents sur la rivière Quyon (pour une somme de 14,550$) [15]. Plusieurs incendies, dont un grand feu en 1951 qui ravage une partie importante de la ville, démontrent la nécessité d’améliorer l’accès à l’eau. Après plusieurs années d’attente, la municipalité se dote d’un aqueduc, d’une usine de filtration et d’un système d’égout en 1958 (précisons que c’est seulement dans les années 2000 que le village se dote d’un système de traitement des eaux usées). Il semble qu’elle soit une des toutes premières municipalités à le faire dans le Pontiac à la suite de l’administration d’Elsie Gibbons dans Portage-du-Fort[16]. Un journaliste de l’Equity évoque de manière assez intéressante ce leadership en faisant un parallèle entre le respect de l’environnement et le développement industriel :

« Leading the Pontiac with respect to sanitary sewerage, Quyon may well now be in a position to lead in industrial development »[17].

De fait, le moulin de Quyon (le moulin Dowd, devenu le Quyon Mill et dirigé par Harvey Steele), une entreprise moulant les grains pour les agriculteurs, est florissant à la fin des années 1950. De nouvelles machineries et une mécanisation de certaines activités facilitent le travail des employés et par conséquent, permet d’augmenter la productivité du moulin[18]. Une coopérative est aussi créée en 1944 afin de mettre sur pied une crémerie. Son président est Gervase O’Reilly, un citoyen très engagé au sein de la Société d’agriculture de Quyon et dans l’organisation de la foire agricole. Le directeur est C. Russell Taber, maire de Quyon de 1955-59. En 1966, la coop compte 280 membres et transforme le lait (en beurre, en crème et même en lait en poudre) de plus de 300 expéditeurs[19].

Un nouveau bureau de poste est construit et inauguré en mars 1961, en présence notamment du député provincial (Ray Johnston), du maire (William Burke) et des anciens maîtres de poste, (Kenneth Bronson et son épouse Muriel) ainsi que le nouveau (Basil Murphy)[20]. La population du village compte alors de 816 personnes[21].

Plan du village de Quyon en 1897. Établi par Chas. E. Goad. Source : Bibliothèque et Archives Canada, R6990-912-5-E, NMC 9184.


Histoire récente : de la création de la Municipalité de Pontiac à nos jours

Lors de la fusion en 1975, 10 membres provenant des quatre municipalités sont nommés au sein d’un conseil provisoire. Pour Onslow-sud il s’agit de Kenneth Bronson et Hugh Hammond. De Onslow-nord sont choisis Bernard Armitage et Gerard Joanisse. De Quyon on retrouve William Burke, James Stewart et Tom Fraser. Enfin, d’Eardley sont nommés Marcel Lavigne, Glen Nugent et Hilliard Fahey, ainsi que la secrétaire-trésorière Madame Joan Brady, désignée pour agir à titre de présidente jusqu’à ce qu’une élection soit tenue entre les messieurs…

Lors de la première rencontre de ce nouveau conseil, William Burke, le maire sortant de Quyon, est choisi par les membres du conseil dans un vote contre Marcel Lavigne. Il devient le maire provisoire de la municipalité, jusqu’à la tenue des premières élections officielles. Kenneth Bronson agira pour sa part comme maire remplaçant.  Il est aussi décidé que le centre administratif de la municipalité sera à Luskville, mais que l’hôtel-de-ville de Quyon demeurera ouvert. Les procès-verbaux seront rédigés dans les deux langues officielles et les discussions du conseil se tiendront également dans ces deux langues. Un emprunt de 30 000$ est fait afin de fermer les livres des quatre municipalités et de procéder à des audits[22].

La première élection officielle de la nouvelle municipalité a lieu à la fin de l’année 1977. Trois sièges de conseillers et le poste de maire sont soumis au vote de la population. Le quartier numéro 3 (Onslow) revient à Kenneth Bronson à la suite d’une élection l’opposant à Ray Robinson. Les représentants des quartiers 5 et 6 sont respectivement René Vaillant et Michel Grenier (élus par acclamation). Dans la course pour l’élection au poste de maire, quatre candidats s’affrontent : William Burke, Joseph Perrier, James Stewart et Stephan Taylor. Le maire sortant, William Burke remporte les élections et demeure à ce poste jusqu’en 1979[23]. Marcel Lavigne, ancien maire d’Eardley, lui succède et occupe le poste de maire jusqu’en 1990. Sous son administration, la municipalité se dote d’une nouvelle salle communautaire et d’une bibliothèque municipale.

En 1989, une révision des limites des différents quartiers électoraux oppose les conseillers de l’ouest et de l’est de la municipalité. Différents scénarios sont étudiés dont : 1) élargir les quartiers 1, 2 et 3 (Onslow-sud, Onslow-nord et Quyon); 2) de réduire les 4, 5 et 6 et d’ajouter un septième conseiller représentant Eardley; 3) garder les frontières telles quelles [24]. En 1990, Edward McCann, ancien conseiller de Quyon (1980-83) remporte les élections contre le maire sortant, Marcel Lavigne[25]. Le conseil est composé en 1992 de John Telford, Leo Gibbons, Lawrence Tracey, Edward McCann (maire), Gary Trivett, Denis Papineau, Pierre Sauvageau et Hélène Belisle. Le conseil s’emploie notamment à rapatrier la municipalité dans la MRC de Pontiac, une proposition à laquelle le maire de Bristol Jack Graham s’oppose, car elle sous-tend l’annexion de la mine Hilton[26].

Plusieurs problèmes quant à la qualité de l’eau (qui provient alors de la rivière) dans le secteur Quyon, au début des années 1990, ramènent à l’ordre du jour l’importance d’aménager un système de traitement des eaux usées (déversées directement dans la rivière Quyon et des Outaouais). Une subvention est accordée en 1997 par le gouvernement du Québec afin de construire cette infrastructure, en plus de déménager la station de pompage principale sur la rue Clarendon, de l’autre côté de la rivière Quyon[27]. Plusieurs scénarios sont étudiés dont des étangs d’épuration et même un système de traitement solaire. C’est la première option qui est finalement retenue et les travaux sont entrepris en 2004 et complétés l’année suivante[28].

De 1994 à 1998, Marcel Lavigne reprend le poste de maire. Il ne se représente pas lors des élections suivantes qui opposent Bruce Campbell, Louis-Henri Vaillant et Edward McCann. Campbell remporte les élections, ainsi que les conseillers Pierre Sauvageau, Jean-Pierre Gendron, Garry Dagenais, Roger Larose, Gil Fraser, Hawley Lépine et Denise Thériault-Levasseur [29]. En 2000, la municipalité connaît une période assez houleuse de son histoire, alors qu’elle est placée sous tutelle par la ministre des Affaires municipales, Louise Harel. Incapable depuis septembre 1999 d’adopter des règlements dont son budget, celle-ci est paralysée et le maire demande au gouvernement la mise en tutelle. Les conseillers, au nombre de sept, en plus du maire sont divisés à parts égales (4 contre 4) sur plusieurs dossiers et plus particulièrement celui de la piste cyclable (la PPJ). De plus, le quorum est rarement atteint en raison de l’absence des quatre conseillers du secteur Eardley[30].

En 2005, Edward McCann succède à Campbell à la mairie et y demeure jusqu’en 2013, complétant deux mandats consécutifs. En 2008, la municipalité revient à six postes de conseillers au lieu de sept, afin d’éviter à nouveau la situation qui a divisé le conseil en 2000 [31]. Parmi les dossiers qui ont retenu l’attention on peut mentionner : la proposition de rénover l’hôtel de ville de la municipalité et de l’agrandir est entérinée en 2009[32]; un projet de développement immobilier centré sur un aéroport en bordure de la rivière auquel la municipalité donne son feu vert[33]; et enfin, le nouveau système de filtration d’eau est planifié et mené à terme par l’administration McCann[34].

Lors des élections de novembre 2013, Roger Larose, conseiller de 1998 à 2005, puis de nouveau à partir de 2009, remporte les élections sur Edward McCann. Les conseillers élus sont Nancy Draper Maxsom (quartier 1), Denis Dubé (quartier 2), Tom Howard (quartier 3), Inès Pontiroli (quartier 4), Brian Middlemiss (quartier 5) et le Dr Jean Amyotte (quartier 6). Le conseiller Dubé démissionne en juillet 2015 et est remplacé au terme d’une élection tenue en novembre 2015 par Edward McCann. Depuis son élection, le conseil a élaboré une politique Municipalité des aînés, lancée en octobre 2015 et faisant suite à plusieurs consultations publiques. Le conseil a également entrepris d’améliorer l’aménagement de ses parcs, notamment en ajoutant de nouvelles structures de jeux dans les parcs Bellevue et des Hirondelles. Plusieurs chemins ont été réparés et la municipalité prévoit au cours des prochaines années prendre en charge l’entretien de certains chemins de tolérance[35].

Annexe 1.

Glossaire toponymique (tiré du site de la Commission de toponymie du Québec)

Le canton d’Eardley

Le canton d'Eardley s'étend sur la rive nord de la rivière des Outaouais, à 15 km environ à l'ouest de Hull. Son nom serait emprunté à celui du village d'Eardley End, dans le Staffordshire, en Angleterre. Sa partie haute et non défrichée, au nord, est baignée par plusieurs petites étendues d'eau entourant les lacs Philippe et Mousseau et présente une surface dont l'altitude dépasse 400 m. Quant à sa partie basse qui est défrichée, elle se déploie à une altitude inférieure à 120 m et correspond à l'ancien lit majeur de la rivière des Outaouais. On y trouve les hameaux d'Eardley, de Luskville, de Heyworth et de Breckenridge. Le nom de ce canton apparaissait déjà sur la carte de Gale et Duberger en 1795. Proclamation : 1806.


Le canton d’Onslow

Délimité dans sa partie sud par la rivière des Outaouais, ce canton comprend le village de Quyon, un peu au sud de la voie ferrée du Canadien Pacifique, ainsi que, dans sa partie nord, le lac la Pêche. Bien que l'origine du nom soit encore mal expliquée, on peut noter qu'Onslow est très utilisé dans la toponymie londonienne, notamment dans le quartier de Kensington. De plus, entre 1767 et 1777, le ministre britannique des Finances fut George, 1er comte d'Onslow (1731-1816), qu'on a peut-être voulu honorer dans la toponymie du Bas-Canada d'alors. Le nom du canton d'Onslow paraît en effet sur la carte de Gale et Duberger en 1795. Proclamation : 1805.

Breckenridge (hameau)

Cette petite agglomération du canton d'Eardley, dans la municipalité de Pontiac, porte le nom de Robert Breckenridge, premier maître de poste de l'endroit (1872-1877). Elle fut connue originellement sous le nom de Heyworth avant que ne soit adoptée l'appellation de Breckenridge, qui a également désigné une petite gare ferroviaire. De plus, le hameau a donné son nom à une baie voisine, sur la rivière des Outaouais. Breckenridge se trouve à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Hull.

Luskville (hameau)

Hameau établi dans la partie nord de la municipalité de Pontiac, à 25 km à l'ouest de Hull, dans la région de l'Outaouais. Le nom de ce lieu rappelle la mémoire d'un pionnier, Joseph Lusk, qui s'établit dans le canton d'Eardley en 1832. Une première chapelle a été érigée en 1862. Le bureau de poste de Luskville a été inauguré en 1884 et est fermé depuis le 1986-10-04.

Eardley (hameau)

Ce hameau, qui ne compte que six ou sept familles, fait partie du territoire de la municipalité de Pontiac, située à une trentaine de kilomètres à l'ouest de Hull, dans l'Outaouais. Le lieu est habité, dès 1824, par un petit groupe d'Écossais et d'Irlandais. Le bureau de poste de l'endroit (1853-1915) a adopté le nom du canton d'Eardley, proclamé le 22 août 1806. L'appellation est probablement tirée de celle d'un village du Staffordshire, en Angleterre.

Quyon (village)

Sis à l'embouchure de la rivière Quyon, à 50 km au nord-ouest de Hull, le village a été fondé en 1848 par John Egan, propriétaire d'un moulin à papier. Cet industriel a été maire d'Aylmer de 1847 à 1855. À l'époque, on y retrouvait la mission de Sainte-Marie-de-Quyon et, plus tard, la municipalité de Quyon érigée le 1er janvier 1875. Ce village a connu une certaine prospérité grâce à la Union Forwarding Company qui y avait fait construire un chemin de fer à traction. Le toponyme Quyon pourrait être une déformation d'un mot amérindien qui désignait un jeu nommé «des couillons» et qui se rapprochait du jeu de crosse. Avant son érection municipale, le nom du village s'écrivait Quio et se prononçait [couyô], d'où une autre hypothèse suivant laquelle cette forme originale, également d'origine amérindienne, signifierait une rivière au fond sablonneux. Des glissements de terrain antérieurs à l'arrivée des premiers colons ont en effet été signalés dans le canton d'Onslow où se situe Quyon. La rivière n'a eu d'autre choix que de cafouiller dans ces matériaux pour effectuer un tracé et retrouver son ancien lit encombré. La municipalité du village de Quyon a fusionné avec la municipalité de Pontiac en 1975, en même temps que les autres municipalités voisines d'Onslow, d'Onslow-Partie-Sud et d'Eardley.

Onslow Corner (hameau)

Onslow Corners, modeste hameau de la municipalité de Pontiac, se trouve à 12 km au nord de la rivière des Outaouais et du village de Quyon, et à 4 km à l'ouest du parc de la Gatineau. Ce toponyme résulte de la fusion de deux éléments: Onslow, nom du canton, peut rappeler un quartier de Londres ou un ministre britannique, tandis que Corners identifie des carrefours où se croisent deux voies de communication.

Wyman (hameau)

Situé dans la municipalité du canton de Bristol, ce hameau de l'Outaouais chevauche la limite des cantons d'Onslow et de Bristol, à 2 km au sud-ouest de la rivière Quyon. Il tient son nom de 

James Wyman, l'un des premiers résidents de l'endroit. Un bureau de poste appelé Wyman a desservi ce lieu de 1905 à 1970. Wyman a désigné aussi la gare de ce lieu. Le hameau s'appelait auparavant Bellerica ou Billerica, selon les sources, probablement d'après le nom de la ville de Billerica, au Massachusetts, et, avant cela même, Woburn. La Commission de géographie du Québec a accepté le nom Wyman en 1956.

Pontiac (municipalité)

Identifiant jadis une division de recensement et un comté électoral en 1853, une circonscription électorale, une MRC, une région et une municipalité, Pontiac demeure l'un des rares patronymes amérindiens, avec Donnacona et Batiscan, à coiffer une entité administrative au Québec. En effet, ce territoire de la MRC des Collines-de-l'Outaouais, parsemé de plans d'eau nombreux et situé à proximité du parc de la Gatineau, porte le nom d'un célèbre chef de la tribu des Outaouais (entre 1712 et 1725-1769), Pontiac, orthographié Pondiak ou Pondiag par les francophones et Pontiack, Ponteak et Pontiague par les anglophones. Ce chef algonquin, reconnu pour son éloquence et son audace, a constitué un important allié pour les Français lors de la guerre de Sept Ans (1756-1763), car dans le contexte de la traite des fourrures, il était fort satisfait de ses relations avec les Français et ne voulait pas négocier avec les Anglais, alliés des Iroquois. Il se mettra en guerre et assiégera Détroit en 1763, au moment où le Traité de Paris met fin à la guerre de Sept Ans, avant tout une guerre européenne. Perdant tous ses appuis, quand il se présente à Cahokia en 1767, il ne trouve que des gens méfiants à son endroit et qui décidèrent de s'en débarrasser. Il périra, assassiné en pleine rue en avril 1769, sous les coups du neveu d'un chef indien local à Cahokia, juste en face de Saint-Louis qui se trouve, à cette époque, en Louisiane espagnole. Territoire borné au sud par la rivière des Outaouais qui trace la frontière avec l'Ontario, à une trentaine de kilomètres au nord-ouest d'Aylmer, Pontiac résulte de la fusion, en 1975, de quatre municipalités : Onslow et Eardley créées en 1845 et 1846, de même que Quyon et Onslow-Partie-Sud érigées en 1875 et 1876. Onslow évoquerait un lieu d'Angleterre ou un ministre des Finances anglais, George Onslow (1731-1816), alors qu'Eardley représente un village du Staffordshire et que Quyon, prononcé localement [kuju$] identifierait un jeu apparenté à la crosse, dit des couillons. Par ailleurs, la plus ancienne paroisse du Territoire, fondée en 1848, a pour nom Sainte-Marie-de-Quyon. En 1863, Stanislas Drapeau mentionne la rivière Quio, dans le canton d'Onslow. Voir: Eardley (canton); Onslow (canton) et Quyon (village).


[1] Sur les premiers habitants de l’Outaouais (et du Pontiac), on consultera avec intérêt James Morrison, « L’histoire des Algonquins sur la rivière des Outaouais », dans Comité de désignation patrimoniale de la Rivière des Outaouais, Une étude de base pour la mise en candidature de la rivière des Outaouais au Réseau des rivières du patrimoine canadien, 2005; Gérard Pelletier, « Les premiers habitants de l’Outaouais », dans Chad Gaffield (dir.), Histoire de l’Outaouais (Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1997), p. 41-65.

[2] Stephen McGregor, Since Time Immemorial : « Our story ». The Story of the Kitigan Zibi Ansihinabeg (Maniwaki, Kitigan Zibi Education Council, 2004), p. 45.

[3] André Cellard, « La grande rivière des Algonquins : 1600-1650 », dans C. Gaffield, Histoire de l’Outaouais…, p. 67-84.

[4] Daniel William Harmon, A Journal of voyages and travels in the Interior of North America, New York, Allerton, 1822.

[5] André Cellard et Gérald Pelletier, « La rivière des Outaouais, 1650-1791 », dans C. Gaffield, Histoire de l’Outaouais…, p. 85-103.

[6] « Rivière des Outaouais », site de la Commission de toponymie.

[7] Voir Louis Chevrette, « Pondiac », Dictionnaire biographique du Canada.

[8] « Wyman », site de la Commission de toponymie du Québec.

[9] Voir Manon Leroux, « Pontiac – Onslow », L’autre Outaouais (Gatineau, Pièce sur pièce, 2012), p. 159-173.

[10] À noter qu’on confond souvent dans les livres (incluant dans Leroux) ces deux installations construites par Egan et séparées de quelques kilomètres. Sur l’importance d’Egan, on peut consulter Richard M. Reid, « Egan, John », Dictionnaire biographique du Canada.

[11] Voir Manon Leroux, « Pontiac - Eardley », dans L’autre Outaouais…, p. 153-159.

[12] Sur l’histoire paroissiale, on consultera Michel Pourbaix, L’histoire d’une communauté chrétienne. Eardley, Luskville, Pontiac (Luskville, Cercle socio-culturel de Saint-Dominique, 1999).

[13] James Robinson, The Quio. How Quyon came to be (Shawville, Pontiac Printshop, 2006).

[14] Voir Jean de Bonville, La presse québécoise de 1884 à 1914 : genèse d’un média de masse (Presses de l’Université Laval, 1988), p. 75.

[15] « Quyon Debt Free For First Time In 33 Years », 20 mai 1946.

[16] Sur Gibbons voir Maude-Emmanuelle Lambert, “Elsie Gibbons”, dans l’Encyclopédie canadienne.

[17] « Progress At Quyon », The Equity, 1er mai 1958.

[18] « One particular industry which is showing signs of significant advancement is Quyon Mill, now being completely revamped. Some new machinery is being installed including a hopper where the truck loads of grain can be dumped. The finished Shur Gain feeds will also come off the mixer into automatic baggers. These additions, and other machinery relocations, mean stepped up production, giving a much better service to the community, while facilitating the working conditions at the mill. » « Progress At Quyon », The Equity, 1er mai 1958.

[19] « Quyon Co-op may expand significantly », The Equity, 23 mars 1966.

[20] « Quyon Proudly Watches As New Post Office is Opened », The Equity, 16 mars 1961.

[21] « Some interesting facts about Quyon and other Pontiac towns », The Equity, septembre 1965.

[22] « Pontiac, Pontiac now a fact. Burke elected first Mayor of new municipality », The Equity, 15 janvier 1975.

[23] « Election statistics in the Municipality of Pontiac », The Equity, 11 janvier 1978.

[24] « Pontiac boundary stalemate continues », The Equity, 20 septembre 1989.

[25] Kim Thalheimer, « McCann elected mayor », 7 novembre 1990; Kim Thalheimer, « McCann wins recount », 14 novembre 1990.

[26] Richard Wills, « McCann takes action to come back to Pontiac », The Equity, 2 juin 1993; Merry Reardon, « Bristol rejects McCann proposal », The Equity, 28 juillet 1993.

[27] « Quyon: Quatre millions pour le traitement des eaux usées », Le Journal du Pontiac, 25 mars 1997.

[28] Mo Laidlaw, « Pontiac council report. An end to Quyon’s sewage in Ottawa River! », Le journal du Pontiac, 6 août 2004; Leah Miller, « Quyon’s lagoon basin being repaired, new water filtration system in the works », The Equity, 25 mai 2005.

[29] Fred Ryan, « Upset in Pontiac election », Quebec Post, 6 novembre 1998; Sylvain St-Laurent, « Bruce Campbell l’emporte à Pontiac », Le Droit, 2 novembre 1998.

[30] Carrie Buchanan, « Quebec imposes trusteeship on Pontiac municipality », West Quebec Post, 17 mars 2000; Paul McGee, « Only dissolution will end Pontiac’s turmoil », The Ottawa Citizen, 29 mars 2000; Patrice Gaudreault, « Pontiac demande la mise sous tutelle », Le Droit, décembre 1999.

[31] Christina Gray, « Municipality of Pontiac takes first step towards ward changes », The Equity, 9 juillet 2008.

[32] Cindy Blais, « Changes to the municipality of Pontiac », 30 septembre 2009.

[33] Dave Rogers, « Pontiac approves plans for plane-friendly development », The Ottawa Citizen, 7 septembre 2009.

[34] Julielee Stitt, « New water filtration system will take Quyon water quality form “cavalier to Cadillac”», The Equity, 8 june 2011.

[35] Programme triennial d’immobilisations (document PDF), site de la Municipalité de Pontiac; Voir également Rapport du maire M. Roger Larose, sur la situation financière de la municipalité – déposé le 10 novembre 2015 (document PDF), disponible sur le site de la Municipalité de Pontiac.